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Olargues occupe un méandre escarpé de la rivière du Jaur, à une vingtaine de kilomètres en aval de Saint-Pons-de-Thomières, au pied des montagnes de l'Espinouse, et à proximité du massif du Caroux. Ce site remarquable offre par son relief une défense naturelle, permettant le contrôle de la très ancienne voie de communication entre le pays saint-ponais et le Lodévois reliant Toulouse et Nîmes.
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![]() Le village d'Olargues, au pied de l'Espinouse et du Caroux
Le château d'Olargues semble dater du début du 12ème siècle, et aurait succédé au castellas d'Olargues-le-Vieux, habitat castral dont les ruines sont situées dans la commune de Saint-Julien d'Olargues (1). Le premier document connu le mentionnant, date de 1126: par cet acte, le vicomte Guillaume de Minerve cède le "castellum d'olarge", tenu par Engelbert d'Olargues au vicomte Bernard Aton de Trencavel (2). Ce dernier le rétrocède à titre de fief à Guillaume de Minerve, qui devient alors son vassal pour la seigneurie d'Olargues, et obtient ainsi sa protection. ![]() Le pont du Diable d'Olargues Du château, il subsiste la tour principale qui domine toujours le village, datant vraisemblablement de la construction initiale du château, modifiée à plusieurs reprises au cours du temps pour devenir au 17ème siècle un clocher. Les fouilles archéologiques récentes ont révélé les vestiges de la chapelle castrale accolée à la facade nord de cette tour principale, dédiée à Saint-Laurent et consacrée en 1227, transformée pour devenir église paroissiale en 1313. L'ensemble fortifié aujourd'hui disparu était défendu par deux autres tours, et comprenait des corps de logis, un habitat seigneurial, une citerne, une pièce froide pour conserver la nourriture, des fours de boulangerie, et occupait une surface totale de 3000 m2. Le village s'est par la suite construit en contre-bas du promontoire castral, protégé par ses propres murailles. ![]() Promontoire castral d'Olargues Au milieu du 12ème siècle, Pons d'Olargues est seigneur du lieu. Il est notamment connu par le don qu'il fait en 1157 aux Hospitaliers de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, de l'église de Saint-Vincent d'Olargues, avec ses terres et ses dépendances, ainsi que du mas del Puech. Il complète par cet acte la donation faite vingt-cinq ans auparavant par son prédécesseur Engelbert d'Olargues des dîmes du mas de Camproger. Ces donations sont à l'origine de la création de la Commanderie de Saint-Vincent d'Olargues. Ce n'est vraisemblablement pas le même Pons (peut-être son fils ou petit-fils) qui fait hommage en 1204 du château et seigneurie d'Olargues à Guillaume de Minerve (4). De son mariage avec Dame Braida, naissent plusieurs fils, dont Frotard et Pons. Ce dernier épouse en 1198 Sybille de Murviel, tandis que son frère Frotard d'Olargues se marie l'année suivante avec sa belle-soeur Tiburge de Murviel, les deux soeurs étant toutes deux richement dotées (5). ![]() Sceau de Frotard d'Olargues (deux marmites l'une sur l'autre) S + S FROT[...]
Lors de la Croisade contre les Albigeois en 1209, Pons le vieux ne semble pas avoir été longtemps fidèle à son seigneur suzerain le vicomte de Minerve. Ainsi dès mars 1210, bien avant la siège
de Minerve, Pons le vieux et son fils Frotard d'Olargues se portent garants auprès de Simon de Montfort lors de l'abjuration d'hérésie de leur cousin par alliance Esteve de Servian et sont témoins de son serment d'hommage et fidelité au chef des Croisés; par ces actes, le seigneur de Servian s'engage "par serment de poursuivre désormais les hérétiques" (6). ![]() La Croisade en 1226 : la prise d'Avignon
En janvier 1226, Louis VIII relance la Croisade et fait le siège d'Avignon au mois de juin. Sans attendre l'arrivée des Croisés, une grande partie de la noblesse languedocienne se soumet sans combattre.
Ainsi, dès le 14 avril 1226, Pons et son frère Frotard prêtent serment de fidélité au roi promettant, "de ne point se lier aux ennemis de l'Eglise et de l'Etat, notamment à Raymond, fils de Raymond, comte de Toulouse, ni au comte de Foix, ni à Trencavel" (8). ![]() Charte de franchise et liberté de la communauté d'Olargues de 1289
Ce Pons d'Olargues a de son mariage avec Egline une fille unique Cavaers d'Olargues mariée, après le décès de son père, à Guillaume d'Anduze. Ce dernier fait hommage de la seigneurie d'Olargues au roi au nom de son épouse en 1271. Celle-ci cède ses droits en 1279 à son fils Bernard d'Anduze, connu pour la charte
de franchise et liberté octroyée en 1289 à la communauté d'habitants d'Olargues. ![]() La porte neuve Dès le 13ème siècle, une institution municipale, le consulat, apparaît dans les documents d'archives. Les consuls, représentants des habitants, interviennent en 1274 dans une transaction avec le seigneur Guillaume d'Anduze (7). En 1318 un acte relate l'élection des consuls, faite par la communauté d'Olargues et leur prestation de serment auprès du représentant de Bernard d'Anduze. En 1358 un accord est passé entre les consuls et les seigneurs d'Olargues par lequel il fut réglé que des clefs de la ville les dits seigneurs auraient celles du Portal d'en Gaubert, et les consuls les autres." Un siècle après la Croisade albigeoise, au début du 14ème siècle, se développe un mouvement religieux oublié, lié à l'ordre monastique franciscain, "les Béguins du Languedoc". Se réclamant d'une pauvreté franciscaine stricte, et d'une vision apocalyptique du monde, ses adeptes sont persécutés et considérés comme hérétiques par l'Eglise catholique; plus d'une centaine d'entre eux sont brûlés sur les bûchers de l'Inquisition en Languedoc à partir de 1318. A Olargues, Bernard Fabre notaire du lieu et sa femme Gailharde, accusés d'être "Béguins" sont emprisonnés et jugés par le tribunal de l'Inquisition en 1325. Gailharde est notamment accusée de détenir des reliques des bûchers de "beguini combusti". Le couple est condamné au "mur strict" (cachot à vie); cette peine est commuée deux ans plus tard en port de croix de feutre jaunes. Les biens de ce couple aisé comprenant plusieurs fiefs à Olargues sont confisqués pour crime d'hérésie par le roi et revendus aux co-seigneurs du lieu (10). ![]() Le village d'Olargues
A partir de la fin du 14ème siècle, la seigneurie d'Olargues appartient à des co-seigneurs de lignée prestigieuse, mais lointains et absents de son territoire. Alix de Caylus héritière de son grand-père Déodat (ce dernier, comme on l'a déjà noté, est fils de Guillaume Bernard d'Olargues) se marie en 1382 avec Philippe de Lévis et lui apporte la seigneurie de Caylus et la co-seigneurie d'Olargues. La branche de cette famille, descendant d'un compagnon de Simon de Montfort, prend alors le nom de Lévis-Caylus et conserve Olargues, qui n'est que l'une de leurs nombreuses seigneuries, pendant plus de deux siècles. Le dernier comte de Caylus, Jacques de Lévis-Caylus, co-seigneur d'Olargues est l'un des favoris du roi Henri III et décède lors d'un duel en 1578, à l'époque des guerres de Religion. ![]() Jacques de Lévis-Caylus, co-seigneur d'Olargues, dernier comte du nom, et mignon d'Henri III De la juridiction d'Olargues, dépendent plusieurs fiefs, connus par les reconnaissances seigneuriales, souvent possédés par des familles bourgeoises. Par exemple, la famille Teissier possède au 15ème siècle un fief à Cambon, composé de droits seigneuriaux s'appliquant sur plusieurs masades (hameaux et leurs terres). Les Vayssière, bourgeois d'Olargues, possèdent eux aussi des fiefs à Olargues, comme le montre l'hommage rendu à Mathieu Vaissier en 1552. Dépendant du territoire d'Olargues, la "seigneurie de La Salle" composée de droits seigneuriaux reposant notamment sur les masades de La Salle et de Lupec, et comprenant aussi des droits de justice, appartient depuis au moins le début du 15ème siècle à la famille de Thézan. Cette "seigneurie de La Salle" est achetée vers le fin du 16ème siècle par Philippe de Clerc, son fils s'intitulant dès lors François de Clerc, sieur de La Salle. L'acquisition par un notable d'un bien noble est souvent la première étape d'une agrégation à la noblesse, comme pour la famille Clerc, qui compte plusieurs générations de marchands, notaires, juges seigneuriaux à Olargues, et qui prend des airs de noblesse à partir du 17ème siècle. ![]() Armoiries de Jacques de Clerc, viguier d'Olargues Au milieu du 15ème siècle, certains Olargais se sont convertis au protestantisme, comme le montre la confession de foi de Philippe Colaire notaire du lieu qui a "renoncé aux ydolateries, superstitions, ordonnances papisticques et traditions humaines, dévoyances de la pure doctrine évangélique" afin de "rétablir et metre sus la pure et vraye religion" Dès juin 1562, débutent dans le diocèse de Saint-Pons, les premiers troubles des guerres de Religion, avec la répression des protestants à Saint-Chinian, par Mathieu Vayssier, que nous avons vu propriétaire de fiefs à Olargues. Le 14 juin, ce même Vayssier réunit un petite troupe d'hommes d'armes et "s'empare des portes de ladite ville d'Olargues" dans le but "de prendre et saysir toulz ceulx qui estoyent audit lieu de la religion réfformée et qu'il auroit voulu exéquter" (12). Les protestants de Saint-Pons sont à leur tour réprimés en 1563. La capitale diocésaine est occupée plusieurs mois en 1567 par les troupes réformées. Le pays saint-ponais est secoué de violences et d'épisodes guerriers pendant plus de 25 ans. ![]() Guerres de Religion de 1562 à 1598
En avril 1583, dans une période supposée de paix, Olargues est investi par une bande armée protestante, conduite par un homme de main de Pierre de Peyrusse, seigneur de Boissezon de Masviel (actuelle commune Murat-sur-Vèbre, située à une vingtaine de kilomètres au nord d'Olargues). Les églises de Saint-Julien d'Olargues, l'église paroissiale Saint-Laurent subissent pillages et destructions. Les habitants du village et des environs sont menacés, quelquefois enlevés et rançonnés et même parfois tués : "Il avoit si bien ravagé et pillé les affaires que, volontairement, tous les environs lui contribuoient argent et vivres et même ladite ville de Saint-Pons, La Salvetat ... (13). ![]() Vestiges de l'ancienne église Saint-Laurent, pillée en 1583
Au début du 17ème siècle, la seigneurie d'Olargues est réunifiée par Raymond de Thézan du Poujol, mettant fin à l'indivision existant depuis 1318 entre les familles de Guers
et de Lévis-Caylus: Raymond de Thézan achète en 1622 la moitié de la seigneurie à Henri de Guers, et hérite de son oncle de l'autre moitié, acquise par ce dernier en 1611 de Jeanne de Lévis-Caylus. Il dénombre au roi l'entière seigneurie le 24 jullet 1624. Le vicomte Raymond de Thézan est un grand seigneur, homme de guerre, maréchal de camp, chevalier de Saint-Michel, qui a participé aux guerres de Religion . En 1625, il repousse à Courniou les troupes protestantes du duc Henri de Rohan qui menace Saint-Pons. ![]() Armoiries des Thézan du Poujol d'Olargues (François-Gabriel est le petit-fils de Raymond de Thézan)
Au milieu du 17ème siècle, l'ancienne église Saint-Laurent située sur le promontoire castral reste en activité, mais en mauvais état, conséquence des guerres de Religion. En 1652, les consuls d'Olargues délibèrent des travaux nécessaires à sa réfection. L'autre église du village dédiée à Saint-Etienne, située rue des comportes, est également très détériorée et finalement interdite au culte en 1671 par
Mgr de Percin de Montgaillard, évêque de Saint-Pons. En 1679, la construction d'un nouveau sanctuaire est projetée, les travaux ne sont pas encore terminés en 1685. Dédiée à Saint-Laurent, elle devient la nouvelle église paroissiale d'Olargues. ![]() Eglise Saint-Laurent, bâtie à la fin du 17ème siècle
Les dernières décennies du 17ème siècle et le 18ème siècle sont une période de développement économique pour le Saint-Ponais, avec l'essor d'une petite industrie textile notamment dans la vallée du Jaur, amenant la création de nombreuses fabriques de draps particulièrement à Saint-Pons et à Riols. La production drapière se développe également à Olargues avec des marchands fabricants qui financent de petits ateliers et commercialisent les draps marqués "d'un cachept dans lequel estoit gravé la figure d'un pot" (devenu les armoiries du village) (15). Les draps sont principalement destinés aux échelles du Levant (Empire Ottoman) et l'activité est fortement règlementée et subventionnée par l'Etat, selon les principes du colbertisme. Dès le 17ème siècle, est mentionné un corps des marchands fabricants d'Olargues, et l'établissement le 7 décembre 1670 d' un règlement pour la fabrication des draps sur le territoire olargais. Durant cette période de relative prospérité, des individus connaissent une ascension sociale fulgurante comme Joseph Treil originaire d'Ornac, installé à Olargues à la fin du 17ème siècle, simple marchand devenu financier, anobli par charge, seigneur de La Caunette et Aigne à la fin de sa vie, et dont le petit-fils Thomas, titré baron de Pardailhan, accède à la Cour du roi à Versailles. ![]() Olargues sur la carte de cassini (18ème siècle) Lors de la préparation des Etats généraux de 1789, les consuls d'Olargues s'associent aux représentants des Trois Ordres du diocèse de Saint-Pons pour réclamer une nouvelle constitution pour la province de Languedoc. L'annonce de la prise de la Bastille parvient à la fin du mois de juillet 1789 dans la région saint-ponaise, et le mouvement de la Grande Peur atteint Olargues début août. Une garde bourgeoise est constituée dès cette époque, devenue Garde nationale. Avec la création du département de l'Hérault, Olargues devient chef-lieu de canton au sein du district de Saint-Pons. Une personnalité marquante Paul César de Bourguignon de Saint-Martin, représentant du Saint-Ponais à la Fête de la Fédération en 1790, devient commandant de la Garde nationale du canton, fonction qu'il conserve au moins jusqu'en 1795. En octobre 1793 est créée la Société populaire des sans-culottes montagnards d'Olargues, en soutien au gouvernement révolutionnaire. ![]() Le citoyen Bourguignon (ci-devant de Saint-Martin), représentant Olargues à Fête de la République en 1793, à Paris
Au début du 19ème siècle, Olargues est une commune de 1200 habitants, vivant de polyculture (céréales, châtaîgneraies avec les marrons d'Olargues, oliveraies, vergers, vignes), de commerce, d'artisanat (notamment "tanneries et fabriques de bas"). Le village est animée par ses quatre foires annuelles: "on y vend châtaignes, toilerie, étoffes, moutons, brebis cochons et autres marchandises".Il paraît particulièrement pittoresque pour le visiteur décrivant "les femmes s'y coiffant d'un chapeau de feutre noir, de forme assez singulière à grands bords en les voyant gravir les rues avec leurs cruches, vraies casse-cous ..." (16) ![]() Pont ferroviaire d'Olargues, surnommé "pont Eiffel" L'arrivée du chemin de fer consacre en 1884 la modernisation de la région, projet soutenu par Alexandre Laissac, forte personnalité politique, conseiller général du canton (1880-1913), président du Conseil général en 1895 et maire de Montpellier en 1878. La ligne Saint-Pons Bédarieux, exploitée par la Compagnie du Midi est inaugurée en 1889, le pont ferroviaire d'Olargues dit Eiffel garde le témoignage de cette époque. La ligne est abandonnée pour le trafic voyageur en 1972 et pour les marchandises en 1987, et son tracé est utilisé par la voie verte touristique PassaPaïs. Olargues, classé parmi "Les Plus Beaux Villages de France" est un site particulièrement remarquable du Saint-Ponais. Le canton d'Olargues a été supprimé lors de la réforme de 2014 et rattaché à celui de Saint-Pons. Depuis 2017, la commune appartient à la communauté de communes du Minervois au Caroux.
![]() ![]() ![]() Notes (1) Le château d'Olargues-le-Vieux pourrait dater du 10ème siècle, d'après les fouilles archéologiques . Aucun texte ne le cite nommément, mais un contrat de mariage de 1069 désigne un "castrum de Juliano", que certains auteurs ont interprété (avec des arguments discutables) comme étant le château d'Olargues-le-Vieux. - Cf "Châteaux du Languedoc montagnard aux X' et XI' siècles.(Hérault)" , de F. Journot, dans Archéologie du Midi Médiéval Année 1992 (2) Histoire générale du Languedoc - tome 4, p 398 et tome 12 p 253 (4) Le fonds Thésan aux archives du château de Léran, par F. Pasquier et S. Olive,, p 347 (5) Histoire générale du Languedoc - tome 6, p 137 (6) Histoire générale du Languedoc - tome 5, p 148 (7) Le fonds Thésan aux archives du château de Léran, par F. Pasquier et S. Olive, p 351 (8) Histoire du Grand-Prieuré de Toulouse, par M. A. du Bourg, p 595 (9) Histoire générale du Languedoc - tome 6, p 737 (10) Guillaume Bernard d'Olargues était le frère ou l'oncle du dernier Pons d'Olargues : "1247 - Confirmation par Guillaume Bernard d'Olargues, fils de Pons, de la concession faite par ses prédecesseus seigneurs d'Olargues, à l'abbé et au monastère de Villemagne, de faire paître du bétail au terroir d'Olargues - Cf Le fonds Thésan aux archives du château de Léran, par F. Pasquier et S. Olive,, p 347 (11) "fiefs appelés de Peyrefranche, d'Henri Blanchefort, et de Camberières" Cf Le fonds Thésan aux archives du château de Léran, par F. Pasquier et S. Olive,, p 335 (12) Philipe Colaire parvint à s'échapper d'Olargues le 18 juin, et s'enrôle dans les troupes protestantes - Cf Livres de notes de Philippe Colaire, notaire de Béziers, Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisme français, volume 81 (13) Mémoires de Batailler sur les guerres civiles, p 15 (14) Il n'hérite réellement de ces titres et de ces terres qu'après le décès de son père Raymond - cf le testament de Raymond de Thézan en 1635. (15) Inspiré des armoiries de la famille d'Olargues - Cf Délibérations consulaires d'Olargues, AD 34 (187 EDT 6) (16) Tableau statistique et pittoresque du département de l'Hérault, par Amelin en 1822 |
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